Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /Juil /2009 20:47
... ne vois-tu rien venir du Conseil d'Etat, de la préfecture ?

Les élections sont annulées, mais le maire est toujours maire. On peut se demander pourquoi le Conseil d'État et la préfecture mettent un tel temps pour régulariser la situation de Joigny.

Aurait-ce un rapport avec l'état des forces en présence pour aborder des élections en septembre; essayer de repousser la date le plus possible ?

État des lieux :

  • Une liste de gauche en ordre de marche autour d'une équipe qui, en seulement quinze mois, a pu prouver sa compétence et commencer à transformer la vie des joviniens.
  • Une liste de droite qui malgré son nom semble avoir les plus grande difficultés pour unir sous sa bannière un nombre suffisant de candidats.Elle centre maintenant l'essentiel de sa communication à justifier son recours. A trop vouloir se justifier...
    On ne se sentirait pas morveux(se) ?
  • Une autre liste de droite qui n'a rien posté sur son blog depuis le 2 juillet (bravo le dialogue et le dynamisme !), dont on n'a aucune nouvelle, qui semble aussi avoir un peu de mal à mettre un nom dans toutes les cases, surtout la première.
  • Une velléité, il y a déjà quelques temps, de F. Rousse pour monter une troisième liste de droite dans le but, évidemment, de rassembler, comme tout le monde. Idée apparemment abandonnée.

Bref, à droite, la cacophonie. Eux qui, nationalement, se gaussent à longueur de temps des combats d'éléphants du PS, pratiquent à loisir le combat de coq (de Saint André certainement vu le nombre de girouettes en leur sein). La machine à perdre est en marche et c'est tant mieux. Qui aurait envie de confier la ville à une addition de prétentions personnelles prêtes à tous les changements d'alliance pour monter ? Les intérêts des joviniens n'ont rien à y gagner.

Politique fiction (quoique !?!)

Et si, pure supposition, et devant leur désastre, les édiles de la droite icaunaise profitaient de ce délai opportun, pour négocier en secret avec les protagonistes ?

En désespoir de cause, la haine étant ce quelle est, ces édiles pourraient même être tentés de propulser sur la scène politique de Joigny un jeune coq pour renouveler la basse-cour, en se disant que perdu pour perdu en 2009, autant planter quelqu'un dans le paysage pour remporter 2012.

C'est bien le genre de manipulation dont les politiciens, au pire sens du terme, seraient capables. C'est très loin de ma conception de la politique.

Par Quentin Lobkovitch - Publié dans : politiciens joviniens
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Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /Juil /2009 20:40

Si j'ai parfois du plaisir à lire les Carnets de Joigny, cette fois-là, cet article sur la retraite, datant du 30 juin, ce n'était pas le cas. Un pure article de pensée unique, étayé des lieux communs les plus éculés.

Et non, Monsieur Gale, ce serait tellement simple un monde avec les gentils d'un côté et les méchants de l'autre. Les pauvres malheureux gentils du privé et les odieux méchants du service public. Depuis 2003, mis à part quelques régimes particuliers fort rares en fait, pour la retraite, on est tous à logés à la même enseigne. Les fonctionnaires font aussi des sacrifices : conditions de travail, salaires souvent inférieurs à l'équivalent dans le privé à niveau de qualification identique, minimum fonction publique inférieur au SMIC...

Allez donc discuter cinq minutes avec les employés des pôles emploi, par exemple ! Ou des infirmières hospitalières ! Et vue l'évolution des enfants et des adolescents, pas sûr qu'un professeur soit efficace jusqu'à 67 ans !

Et puis, Monsieur Gale, il ne vous est pas interdit, puisque c'est si bien, de passer un concours de la fonction publique pour bénéficier vous aussi d'avantages aussi considérables.

Et puis, ce dernier paragraphe purement libéral : « laissons le choix... » Bah, tiens, qui a le choix ?

Qui peut épargner et choisir la date de son départ si ce n'est ceux qui ont le plus de moyens ? Vous épargnez quoi quand vous gagnez le SMIC ?

Voilà bien une idée pour créer encore plus d'inégalités. Sans compter que c'est rompre avec la retraite par répartition, donc passer à des fonds de retraite dont chaque jour montre à quel point il font du mal à l'économie par leurs spéculations, et combien d'épargnants il sont ruinés là où ils existent.

Je reviendrai sûrement bientôt sur les retraites. C'est un sujet important et là-dessus au moins, nous sommes d'accord.

Par Quentin Lobkovitch
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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /Juil /2009 10:38
En quinze mois, une chose a changé dans Joigny. Ce n'est pas quantifiable, ça n'a pas été voté, c'est diffus mais c'est positif. C'est l'ambiance !

On se parle davantage, des choses deviennent possibles. On en a vécu un formidable exemple samedi 4 juillet au Parc du Chapeau. Ce n'est pas la municiplalité qui organisait (elle a juste aidé le financement). Mais en quinze mois, parce qu'elle a changé l'ambiance de Joigny, elle a rendu possible que presque 2000 personnes (1800 comptées) se retrouvent en fin d'après-midi et jusque tard dans la soirée au festival Garden Guinguette. Des personnes de tous les quartiers de Joigny ou d'ailleurs.

L'association Racont'mwa nous a concocté un festival original dans l'esprit guinguette volontairement rétro, avec Chamboule-tout, stands, loterie, boissons et casse-croûtes, et très moderne en même temps avec des stands abordant différents aspects des enjeux écologiques d'aujourd'hui. Un lieu et un temps de rencontre, de mélange, de mixité.

Et puis, il y eut la musique autour de Racont'mwa et de leurs amis.  tout celà était festif !
Un seul regret, le dernier groupe, Zone Sud, est passé trop tard et n'a pas eu le public qu'il aurait mérité. Dommage, c'était du lourd !

Vivement l'année prochaine puisque Racont'mwa n'a cessé de clamer que ce n'était que la première édition !

Des liens indispensables pour se souvenir :
Par Quentin Lobkovitch
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 11:59

Un article de Martin Gale m'incite à revenir sur cette question.

De Martin Gale (Les Carnets de Joigny) à Sarkozy, en passant par tous les gens « raisonnables » et « de bon sens », beaucoup croient, plus ou moins sincèrement, que la gestion de l'état ou d'une commune peut être apolitique. Je parle de plus ou moins de sincérité parce que je ne ferai pas l'injure à Sarkozy de le croire dénuer d'intentions politiciennes dans ce petit jeu.

  • Sarkozy justifie ainsi l'ouverture en « mettant la bonne personne au bon endroit »
  • Martin Gale déclare : « Une idée, un projet ne sont ni de gauche ni de droite, ils sont bons ou ne le sont pas. ».

J'ai un avis diamétralement opposé pour plusieurs raisons :

On est bien obligé de faire des choix

On ne peut réaliser tous les projets. Il y a des choix à faire, des arbitrages à rendre.

  • S'il faut voter entre l'escalier du château des Gondi et un foyer des jeunes travailleurs, qu'est-ce qui guidera le choix de chacun ?
  • Et si on doit choisir entre de la video-surveillance et de la police ou une équipe d'éducateurs ?
En fait, chacun voudrait que l'unité se fasse... mais autour de lui et sur ses opinions !
Que tous se rassemblent... autour de son bon sens qui est forcément universel !

Un projet n'est pas neutre :

Même un projet apparemment consensuel comme « relancer la croissance » est un choix politique. Il existe des courants extrêmement sérieux qui prônent au contraire la décroissance au vu des grands enjeux écologiques planétaires.

Une action comme le pass-loisir vise à offrir un accès à tous les loisirs, même à ceux qui ne peuvent se les payer habituellement. De plus, ça vise à ré-instaurer de la mixité sociale. C'est contradictoire avec les principes de la droite basés sur les inégalités, avec une organisation en castes sociales (Elle ne le revendique pas ouvertement, mais il suffit de constater l'aménagement du territoire qu'elle a produit). Et puis, une municipalité de droite dit en général que les loisirs sont du domaine du privé et que ce n'est pas la vocation d'un commune de les organiser.

Un projet n'est pas indépendant des autres

Un projet est fait pour répondre à un besoin. Mais ce besoin intervient dans une situation qui est toujours plus complexe. Le projet a des interactions avec l'ensemble de la situation. Il change des équilibres. Traiter les problèmes comme s'ils étaient déconnectés les uns des autres revient à créer des dommages collatéraux.

Je donne, dans mon précédent article, un exemple sur la façon de traiter le problème des banlieues.

Un projet change de saveur selon son contexte

Prenons l'exemple du RSA, à l'initiative d'un homme sans doute généreux, mais qui s'est laissé embobiner par le président de la République et sa naïveté de penser qu'on pouvait gouverner en faisant abstraction des clivages.

  • Le RSA dans une politique qui vise à réduire les inégalités, est une mesure transitoire en attendant que les résultats de la politique générale arrivent.
  • Le RSA dans une politique libérale qui a les inégalités comme moteur, devient une mesure palliative permanente.

Décidement non, si tout le monde n'est pas dans la même liste, ce n'est pas par le jeu des ambitions personnelles. C'est que les projets politiques sont incompatibles.

P.S. : quant à la question des ambitions personnelles, qui a tout fait pour qu'on revote, en estimant que les électeurs s'étaient trompés ? qui a ouvert un blog à son nom personnel ?
Par Quentin Lobkovitch - Publié dans : projet politique
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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /Juil /2009 23:16

Ce sujet redevenu brûlant (dans tous les sens du terme) au début de cet été, concerne-t-il notre ville ?

Et bien je pense que oui, même si, effet d'échelle sans doute, on n'atteint pas la gravité constatée en région parisienne. On connait parfois des épisodes avec des voitures brûlées, des poubelles brûlées. On a des rivalités entre quartiers, même si ça n'a fort heureusement jamais débouché sur des bagarres rangées à la gare.

  • Chez les ados, l'ambiance n'est pas au beau fixe entre QDM et QDV (Quartier des Morts et Quartier des Victimes)
  • J'ai entendu des témoignages (à confirmer) à propos de Paris d'argent sur des combats clandestins d'animaux
  • Le trafic de stupéfiants existe
  • Sur Youtube, certaines videos sont édifiantes, mais les plus graves ont été retirées par Youtube.

Jusqu'à présent, la politique des municipalités de droite a été de faire l'autruche. On ne regarde pas, on évite que ça sorte du quartier pour sauver la réputation de Joigny. Il est vrai que les enfants des élus d'alors étaient à l'abri, à l'autre bout de la ville, dans leur collège privé où ils ne croisaient guère la « racaille » du public.

Le maire de l'époque avait même refusé que le collège de Joigny (et les écoles qui vont avec) soit classé ZEP parce que ça donnait une image négative. De la sorte, il a privé les établissements d'un traitement privilégié dont auraient profité les élèves qui les fréquentent.

Le traitement ?

Privilégié par la droite : la répression, le "kärcher". C'est absurde et injuste.

Absurde de vouloir traiter un problème sans le comprendre, de penser qu'il existe des solutions simples et définitives. Un exemple : éloigner les caïds. Ça paraît tellement logique. Et bien ça ne fonctionne pas. Lorsqu'on enlève un caïd, un autre est promu caïd. On ne s'est pas intéressé à ce qui fait qu'il y a un caïd, qu'il faut un caïd.

Je n'ai pas de réponse. Il n'est même pas sûr que quelqu'un l'ait. Mais prendre en compte toute la complexité du problème sera indispensable. Des sociologues se sont penchés sur la question. Au bout de ce lien, un autre avis !

Injuste de réprimer ce qui est avant tout le résultat d'une politique de ségrégation sociale.

  • Politique de la ville qui a concentré les logements des plus défavorisés dans des quartiers à l'écart des centre-villes.
  • Politique qui a construit pour les moins fortunés des logements qui ne permettent pas le minimum d'intimité.
  • Politique qui fait augmenter le chômage et la pauvreté qui se retrouvent évidemment concentrés encore dans ces mêmes quartiers.
On a ainsi organisé la concentration du désespoir et de la misère en leur faisant bien comprendre qu'ils ne faisaient pas partie du monde des "gens biens". On leur refuse un emploi dès qu'on connaît leur origine, ou que leurs codes vestimentaires ou de langage les trahissent.
Et on s'étonne qu'ils ne s'intègrent pas ?

Et on s'étonne qu'ils ne respectent pas cette société qui les exclue ?

Et on s'étonne que, ne se reconnaissant pas dedans, ils se construisent une société parallèle avec des règles à eux ?

 

Sans nier la nécessité de réprimer les actes qui le méritent, la gauche doit essayer de résoudre les causes profondes qui amènent à cette situation. En quinze mois, la municipalité a fait des gestes symboliques forts en direction des quartiers les moins favorisés de Joigny. Le premier est sans doute de désigner un adjoint qui en est issu. Et il y a aussi eu la création du marché, et les aménagements qui rendent ces lieux plus agréables à vivre. Du chemin reste à faire, mais pour ça, il faudra leur donner le temps de finir leur mandat.

Par Quentin Lobkovitch - Publié dans : politique jovinienne
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