Les patrons parlent de
charges, ici, on préfèrera parler de
cotisations sociales. Les patrons ne
les aiment pas. Les gouvernants les en exonèrent au prétexte de relancer l'économie. Je veux montrer ici qu'en fait, ça correspond à une baisse de salaire... ou à une augmentation des dépenses pour
les salariés, ce qui revient finalement au même.
Sur ce graphique, j'ai shématiquement, et sans respecter les proportions, rappelé ce qui compose le
coût du travail. Pour ne pas surcharger le dessin, j'ai volontairement omis, l'assurance
chômage par exemple.

On voit bien que tout ce que verse l'employeur, que ce soit en salaire ou en cotisations sociales, finit par servir aux assurés sociaux dont font partie ses employés.
Simplement, une partie est directement donnée au salarié, c'est le salaire net. Une autre partie, les cotisations sociales patronales ET du salarié, vont alimenter deux caisses de solidarité
:
- La caisse de retraite qui permet de verser une retraite à ceux qui n'ont plus l'âge de travailler,
- La caisse d'assurance maladie qui permet à tout un chacun d'être soigné pour presque rien quand ce n'est (était) pas gratuitement.
Que se passe-t-il lorsqu'on exonère de nombreuses sociétés de leurs cotisations sociales ?
Evidemment, les deux caisses de solidarité n'ont plus les recettes nécessaires à leur fonctionnement. Elles sont en
deficit !
Que propose le gouvernement alors ? (parfois soutenu sur ce terrain par des gens qui se prétendent de gauche, méfiez-vous des imitations !)
- Accuser les tricheurs qui abuseraient,
- dérembourser les médicaments,
- Faire payer un ticket modérateur à chaque soin,
- Demander aux gens de travailler plus vieux,
- Demander aux gens de travailler, même malades,
- Instaurer des pénalités sur les retraites de ceux qui n'auraient pas travailler suffisamment,
- Augmenter la part du salarié en amputant d'autant son salaire net,
- ...
C'est à dire qu'on demande aux travailleurs de payer la note, CQFD !