Les impôts

Soit trois personnes avec des salaires différents. Pour des raisons de lisibilité, je n'ai pas mis de vrais gros salaires, mais on verra plus bas ce qu'il en est.
En bas, la partie bleu représente la part du salaire qui assure le minimum vital : prélèvements obligatoires, loyer, véhicule, alimentation...
En rouge, j'ai arbitrairement défini une partie confort : pour se payer ce qui passer de la survie à la vie : quelques loisirs par exemple.
En jaune, ce qui permet de rentrer de plein pied dans la société de consommation, de ne pas choisir ce qui coûte le moins, d'épargner...




Hypothèse 1, on prend la même somme à tout le monde. Cette hypothèse est sous tendue par l'idée que chacun gagne ce qu'il mérite et qu'on n'a pas à mettre son nez là-dedans. On divise le coût de la collectivité par le nombre de contributeurs et ça donne la somme à verser. Voyons ce que ça donne  :

Le résultat est qu'on empêche de vivre le pauvre, qu'on désespère celui qui a un salaire un peu plus décent, mais que le "riche" ne sent presque pas la douloureuse.












Hypothèse 2 : On adoucit le système, on prend le même pourcentage à tout les monde. C'est une autre façon de dire qu'on impose tout le monde à égalité.

Ça épargne un peu le pauvre, mais ça ne corrige pas les inégalités. Et on continue d'impacter le revenu vital du pauvre, puisqu'il n'a que ça.
Si on veut modifier encore le sytème, épargner le pauvre, on en arrive à une idée de solidarité : le fort aide la pauvre.

La solidarité à l'égard de ses proches, c'est une chose assez naturelle. On n'a même pas besoin de l'imposer. Toute la construction des Téléthon et autres campagnes est d'établir un sentiment d'empathie qui déclenche une solidarité spontanée.

Mais dans la société, le pauvre et le riche peuvent éventuellement se croiser (et encore, il ne fréquentent pas les mêmes lieux), mais ils ne se connaissent pas. Il y a même de la méfiance.

Hypothèse 3 : on met en place la progressivité pour mettre en œuvre la solidarité. Celui qui a une marge pour le superflu va donner pour celui qui tire la langue.
On prend plus à celui qui a les moyens et rien du tout à celui qui n'a rien de trop.

Et on l'impose à ceux qui ne sont pas d'accord parce qu'il ne sentent pas solidaires.

La solidarité devient un choix politique. Force est de constater que la solidarité est un choix politique de gauche, même si la droite essaye de nous envoyer des écrans de fumée devant son égoïsme : faire croire que la loi TEPA (bouclier fiscal) profite à ceux qui en ont besoin.





Le bouclier fiscal

Evidemment, quand on parle en valeur absolue, celui qui gagne 1000€ prend presque pitié de celui à qui on en prend 5000. D'ailleurs, c'est toujours comme ça qu'on nous présente les choses quand on veut inventer le bouclier fiscal qui limite à 50% ce qu'on prend à une personne.

Regardons plutôt ce qu'on laisse à cette personne si on la taxe à 60%. Il me semble que les inégalités qui demeurent sont encore proprement scandaleuses.

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